C’est ce qu’a tendance à croire l’équipe de chercheurs de l’université de Buffalo qui a étudié les dossiers des patients d’un cabinet dentaire. Ils ont trouvé une corrélation notable entre ceux qui consommaient des antidépresseurs et le taux d’échec des implants dentaires au point de la présenter lors d’une des dernières conférences de l’association sur la recherche dentaire aux Etats-Unis.

Quelques chiffres qui soulignent un risque potentiel pour la pose d’implants dentaires

Parmi ceux dont les implants ont échoué, 33% utilisaient des antidépresseurs. Parmi ceux dont les implants ont réussi, 11% utilisaient des antidépresseurs. L’écart est suffisamment significatif pour que les chercheurs considèrent qu’un risque est réel pour le succès de la pose d’implants si le patient prend des antidépresseurs.

Mais d’où viennent les problèmes des antidépresseurs pour les implants dentaires ?

Les antidépresseurs ont des effets secondaires connus, mais qui n’avaient pas encore été relié à l’acte médical des implants dentaires. Ces effets secondaires peuvent être une réduction de la capacité du métabolisme des os à se réguler correctement par exemple. Or les os ont besoin de se régénérer correctement après la pose d’un implant. L’implant dentaire se plaçant directement dans l’os de la mâchoire. Le tissu osseux doit se reformer et se solidifier autour de lui pour que l’implant soit fixe à l’avenir comme la racine d’une dent.

La sècheresse buccale peut également survenir à cause des antidépresseurs, d’où un risque d’infection plus important suite à la pose d’un implant. L’ostéoporose est un autre effet secondaire connu des antidépresseurs pouvant nuire à la bonne guérison après la pose des implants. L’ostéoporose est une détérioration du tissu osseux qui devient alors plus fragile. Cette fragilité empêche l’implant de prendre solidement dans la mâchoire, et de tenir à long terme.

Quels sont les antidépresseurs reconnus à risque pour la pose d’implants dentaires ?

La liste déjà longue et non-exhaustive, elle inclut le Prozac, Deroxat, Divarius, Paxil, zoloft, Seropram, Celexa, Seroplex, Ciraplex, Lexapro, Priligy et le Floxyfral. Toutefois quelque soit l’antidépresseur que vous prenez, il faudra demander l’avis de votre médecin pour évaluer les risques qu’il représente.

Que faire pour prévenir d’un problème lié aux antidépresseurs si je dois poser des implants ?

Parlez-en à votre médecin généraliste, échangez sur votre projet de poser des implants dentaires. Votre médecin pourrait revoir votre traitement afin d’accroitre les chances de succès de la pose de vos implants dentaires ou au contraire vous déconseiller l’opération après avoir évalué avec vous les risques. Même si vous prenez des antidépresseurs, le taux de succès est relativement élevé, mais chez Kelclinic.com, nous préférons que vous mettiez toutes les chances de votre côté.

Demandez aussi l’avis du dentiste qui va vous soigner. Les études sont récentes et portent sur des échantillons relativement faibles (deux fois 500 personnes) comparativement au nombre de personnes posant des implants dentaires chaque année. Le dentiste vous donnera alors une opinion issue de son expérience terrain et de ses connaissances médicales. Rappelez-vous qu’il n’a pas intérêt à procéder à l’opération si celle-ci échoue. C’est pourquoi lui aussi, souhaite mettre toutes les chances d’une opération à succès de son côté. Par conséquent, s’il juge que l’opération ne comportera pas plus de risque que pour un autre patient, c’est certainement vrai.

En cas de doutes, demandez l’avis à deux ou trois médecins en cas de désaccords entre les deux premiers médecins. A la fin, la décision de poser des implants dentaires reste la vôtre. Et les taux de succès, que vous preniez des antidépresseurs ou non, restent bons.

    Les sources de cet article:
  1. L’étude de l’université Mc Gill, Canada
  2. L’étude de l’université de Buffalo, USA
  3. Journal of Dental Research
  4. American Association for Dental Research